5 astuces pour enregistrer dans une pièce non traitée

#1 – Utiliser un micro moins sensible

Plus précis et plus sensibles, les micros à condensateurs sont souvent privilégiés pour les enregistrements en studio.

Malheureusement, dans un environnement non traité, ils captent également tous les bruits parasites et toutes les réflexions (Les sons se réfléchissent sur les murs de votre pièce. Vous enregistrez ainsi votre source et toutes ses réflexions, dans ce qui ressemble parfois à une bouillie sonore).

Une solution peut être de se tourner vers des micros dynamiques. Même s’ils peuvent sembler moins flatteur au premier abord, votre mix pourrait s’en trouver réellement amélioré.

On trouve d’ailleurs le fameux SM57 de Shure dans tous les studios pros.

Shure SM57 (Photo by Enoc Valenzuela on Unsplash)

#2 – Eviter les murs

Vous l’avez compris, en prise de son à la maison, nos pires ennemies sont les réverbérations non maîtrisées.

Un bon moyen de les limiter c’est de s’éloigner au maximum des murs. Privilégiez un positionnement au centre de la pièce.

La plupart des micros que vous êtes susceptibles d’utiliser ont une directivité cardioïde. C’est à dire qu’ils sont plus sensible à ce qui se trouve devant eux que derrière eux. Il peut donc être judicieux d’éviter que le micro fasse face à une surface particulièrement réfléchissante comme une fenêtre où un mur complètement nu.

#3 – Se rapprocher du micro

Rapprochez-vous du micro !

Ca peut paraître évident, mais plus vous vous rapprocherez, plus la différence entre le volume sonore de la source et des bruits parasites sera importante.

Au mixage, les bruits indésirables et les réverbérations se feront plus discrets et seront moins problématiques.

#4 – Utiliser ce qu’on a sous la main

Une fois qu’on a compris que le gros des problèmes vient des réverbérations, on peut faire un traitement de fortune avec un peu d’astuce.

Une penderie peut faire une excellente cabine de chant !

Des oreillers posés sur des étagères vides, un rideau tendu devant une fenêtre, un tapis au sol, seront autant de petites choses qui pourront vous aidez.

Pas très scientifique comme approche, mais essayez ! Réécoutez pour voir ce qui fonctionne dans votre environnement !

#5 – Low cut !

Ce dernier pourrait presque être hors sujet car s’il peut s’appliquer à la prise de son, c’est surtout au mixage qu’on va le traiter.

Quand on enregistre dans de mauvaises conditions, on capte des bruits indésirables et particulièrement des basses fréquences : ronronnements électriques, moteur au loin, etc.

On peut s’affranchir d’une bonne partie de ces fréquences indésirables en utilisant un filtre coupe-bas (ou low cut, ou encore high pass – tout ça c’est la même chose). A part pour les instruments les plus graves (basse, grosse caisse), les fréquences en dessous de 80Hz (et quelques-fois même plus hautes) sont rarement utiles.

Le filtre coupe bas de mon Oktava MK2019

Au moment de la prise, on peut appliquer un low cut directement sur certains micros ou au niveau du préampli. Attention toutefois à ne pas aller trop loin au risque de perdre une partie des informations utiles.

Et vous ? Vous avez des astuces à partager ?

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